Comité d’honneur

Docteure

Carole Damiani

Docteure en psychologie clinique et pathologique, titulaire d’une certification du CNU, d’une licence de linguistique et d’un diplôme universitaire de criminologie, Carole Damiani a consacré l’essentiel de sa carrière au champ judiciaire et à l’accompagnement des victimes.

Après une première expérience comme psychologue en maison d’arrêt, elle rejoint en 1990 l’Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation (INAVEM, devenu aujourd’hui France Victimes) ainsi que l’association Paris Aide aux Victimes, dont elle assure aujourd’hui la direction. Elle y accompagne des victimes d’infractions pénales, d’accidents collectifs et de catastrophes naturelles, notamment les victimes des attentats ayant frappé Paris
depuis 1995.

Elle a également participé à l’organisation des dispositifs d’accompagnement des victimes lors de procès dits « hors normes » à la cour d’appel de Paris.

Parallèlement à son activité clinique, elle mène une importante activité d’enseignement et de formation. Elle intervient notamment à l’École Nationale de la Magistrature et enseigne dans plusieurs universités françaises et étrangères. Ses travaux portent principalement sur la psychotraumatologie et la victimologie.

Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages de référence et de nombreux articles scientifiques dans ce domaine.

Musicien, compositeur

Bruno Maman

Bruno Maman est un musicien, compositeur et guitariste de renommée internationale. Son œuvre, à la croisée de la musique, de la psychanalyse et des sciences humaines, explore les liens entre création artistique, vie psychique et transformation intérieure.

À travers une approche singulière de la guitare, il développe une musique profonde et introspective, capable d’exprimer les émotions, les conflits internes et les processus inconscients. Sa démarche artistique s’inscrit dans une recherche de sens et de symbolisation, faisant de la musique un véritable langage de l’inconscient.

En résonance avec les enseignements de l’École de psychanalyse, psychocriminologie et psychothérapies (ES3P), son travail illustre le rôle de la musique comme :
• outil de régulation émotionnelle,
• médiateur thérapeutique,
• espace de symbolisation et de transformation psychique.

Dans le champ de la psychocriminologie, la musique constitue également un levier essentiel pour accompagner les sujets confrontés au trauma, à la violence ou à des difficultés d’expression verbale.

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Bruno Maman et l’ES3P

Sa nomination comme membre d’honneur de l’ES3P s’inscrit dans une volonté de promouvoir une approche transdisciplinaire, associant psychanalyse, psychothérapies et création artistique.

Elle reconnaît :
• la musique comme voie d’accès à l’inconscient,
• l’art comme outil de soin et de transformation,
• et le rôle du musicien dans la compréhension du psychisme humain.

La présence de Bruno Maman au sein de l’ES3P incarne l’alliance entre clinique et création, et souligne l’importance d’intégrer les médiations artistiques dans les pratiques contemporaines du soin psychique.

Psychiatre des hôpitaux honoraire,
Expert près la Cour d’appel de Paris

Daniel Zagury

Daniel Zagury est l’une des figures incontournable de la psychiatrie légale et de la psychopathologie criminelle. Psychiatre des hôpitaux honoraire, expert près la Cour d’appel de Paris et auteur de nombreux ouvrages de référence, il a consacré sa carrière à l’étude des formes les plus extrêmes de la violence humaine et aux mécanismes psychiques qui conduisent au passage à l’acte criminel.

Son parcours clinique et scientifique l’a conduit à intervenir dans plusieurs des plus importantes affaires criminelles françaises, tout en développant une réflexion approfondie sur les rapports entre psychopathologie, responsabilité, violence et justice. Son travail se caractérise par une exigence intellectuelle constante : comprendre sans excuser, analyser sans juger, penser la complexité là où l’émotion collective appelle souvent des réponses simplificatrices.
À travers ses recherches sur les tueurs en série, les crimes de masse, les génocides, les parricides, les violences intrafamiliales ou encore les phénomènes de radicalisation, Daniel Zagury a contribué à renouveler la compréhension clinique des violences extrêmes. Ses travaux ont permis d’éclairer les processus psychiques qui rendent possible l’acte criminel tout en maintenant au premier plan la question de la responsabilité du sujet.

Auteur d’une œuvre importante, il a notamment publié :
* Entre psychose et perversion narcissique : une clinique de l’horreur – Les tueurs en série (1996)
* Modèles de normalité et psychopathologie (1998)
* L’Énigme des tueurs en série (2008)
* Le travail psychique du crime chez les tueurs en série et les acteurs de génocide (2014)
* La Barbarie des hommes ordinaires(2018)
* Comment répondre au massacre de la psychiatrie française ?
* L’Énigme publique n°1 (2025)


Au-delà de ses contributions scientifiques, Daniel Zagury occupe une place singulière dans la transmission des savoirs. Son enseignement, ses conférences, ses publications et son engagement constant en faveur d’une psychiatrie humaniste ont marqué plusieurs générations de psychiatres, psychologues, psychanalystes, criminologues et professionnels du champ judiciaire. Son œuvre témoigne d’une conviction profonde : la compréhension de l’humain demeure une exigence fondamentale, y compris lorsqu’elle se confronte aux manifestations les plus inquiétantes de la condition humaine.

Par ses travaux sur les violences extrêmes, les crimes de masse et les processus psychiques qui les sous-tendent, Daniel Zagury a contribué à éclairer l’une des questions les plus difficiles auxquelles sont confrontées la psychiatrie, la justice et la société : comment un être humain devient-il capable de commettre l’impensable ?

Son œuvre constitue aujourd’hui une référence incontournable pour tous ceux qui s’intéressent à la psychopathologie criminelle, à la clinique de la violence et à la compréhension des limites de l’humain.

L’ES3P est particulièrement honorée de compter Daniel Zagury parmi ses membres d’honneur et de reconnaître en lui une personnalité dont la contribution scientifique, clinique et humaniste marque durablement la psychiatrie, la psychopathologie et la criminologie.

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